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Interview de Gaëlle le Vu Directrice marketing produit

Quel rôle avez-vous joué dans la définition du thème de cette année ? De quel constat êtes-vous partie ?

Je m’occupe du Marketing produit au sein de la Direction Marketing France et du Technocentre d’Orange. Le cloud était un sujet prioritaire, pour nous, en 2013 et il le sera dans les années à venir. Donc en 2013, nous avons beaucoup travaillé à l’installer en France et à démocratiser ce service en le rendant, en termes d’usages et de sécurité, abordable et accessible au plus grand nombre de nos clients. En 2014, nous allons continuer à démultiplier un petit peu ce cloud, mais on va aussi s’employer à y développer de nouveaux usages. Nous ne voulons pas en faire simplement un espace de stockage, nous voulons trouver des idées, des partenariats, pour que les gens l’utilisent plus quotidiennement. Du coup, c’est particulièrement intéressant d’en faire le thème du concours.

Les clients sont-ils déjà sensibles au cloud, l’ont-ils intégré dans leurs usages numériques ?

Oui. On a lancé notre service l’année dernière, à l’occasion du Hello Show!. On s’était fixé pour objectif d’atteindre un million de clients actifs en un an et on l’a atteint. Cela nous montre qu’on a mis le doigt sur un véritable besoin. Aujourd’hui, nos clients possèdent tous un smartphone avec lequel ils prennent de plus en plus de photos et de vidéos. Ils souhaitent pouvoir partager ce contenu, notamment sur d’autres écrans. Et on a bien vu, tout au long de l’année 2013, que nos concurrents opérateurs ont commencé à proposer des solutions de cloud. On a touché un point sensible, il n’y a pas de doute. D’autre part, le nombre de dépôts journaliers de contenus a explosé. Donc on a eu un taux de croissance très fort là-dessus aussi. Il y a de l’usage.

Quels types d’usages ?

À la base, notre cloud a été construit et orienté pour le grand public et le stockage et partage de photos, vidéos et musique. Concernant la musique, nous proposons d’autres solutions, comme Deezer, et on se rend compte que c’est peut-être un domaine où il s’agit davantage de flux que de stockage. Il y a donc moins de fichiers musicaux, mais de plus en plus de vidéos. Le partage est très important. Les études clients ont révélé que l’une des raisons pour lesquelles les clients étaient prêts à passer d’une solution locale (beaucoup d’entre eux utilisaient des disques durs ou conservaient leurs photos sur des cartes SD qu’ils rachetaient) à un modèle dans le cloud venait souvent de l’envie de partager et donc, de faciliter ce partage grâce au cloud.

Quels sont les enjeux autour du Cloud ?

Des enjeux de performance, d’abord, notamment en termes de rapidité. Sur un smartphone, par exemple, les photos et vidéos prises sont de meilleure qualité, on a donc des fichiers de plus en plus lourds. Il faut conserver une fluidité. Ensuite, des enjeux autour de la sécurité et de la vie privée: dans les focus groupe ou dans les retours clients, on sent cette préoccupation. Que fait-on de mes données, où vont-elles, qui peut y accéder? Etc. Il y a aussi un axe autour du plaisir. Certaines technologies ou services ont d’abord été utilisés par des « geeks », des gens qui aiment les choses très technologiques et compliquées et qui tirent de la satisfaction à arriver à les utiliser. Progressivement, ces choses sont devenues plus “grand public”, ce qui signifie qu’elles doivent être beaucoup plus simples, ergonomiques, intuitives, belles.

D’où l’intérêt de faire participer des étudiants en design…

Oui, exactement. Nous aurions pu faire un concours jeunes ingénieurs, un concours plus technique, avec des gens qui imaginent de nouvelles fonctionnalités. Mais nous avons choisi d’aborder le cloud par le prisme du design, c’est très intéressant pour nous parce que ça nous aide à nous ouvrir à de nouvelles choses.

Votre conseil aux étudiants ?

Il faut oser! Dans ce type de concours, il ne faut pas se restreindre à une dimension trop technologique, ou à quelque chose qu’on connaîtrait déjà un petit peu. Il faut qu’ils se lâchent. L’objectif pour nous, c’est un peu de prendre une claque par rapport à ce qu’on n’a pas osé, justement. Osé penser, concevoir. Deuxième point, il faut que les étudiants gardent à l’esprit que pour nous, le cloud est un service qui doit être très grand public: il faut donc imaginer quelque chose d’intuitif, d’accessible. L’innovation, ça doit toucher la vie de tous les jours, ce sera d’autant plus percutant.